Relire une traduction « encore une fois » n’est pas une méthode de contrôle qualité. Une approche plus fiable consiste à séparer les objectifs de chaque passe afin que l’attention ne soit pas dispersée.
Passe 1 : fidélité
Comparez source et cible. Recherchez omissions, ajouts, contresens, négations, relations logiques et portée des modificateurs. Ne corrigez pas encore tous les détails typographiques : concentrez-vous sur le sens.
Passe 2 : terminologie et noms propres
Vérifiez les termes spécialisés, titres, organismes, références et noms. Contrôlez la cohérence d’un bout à l’autre du document. Une traduction correcte mais variable peut créer de l’ambiguïté.
Passe 3 : données sensibles
Traitez séparément chiffres, dates, montants, unités, adresses, numéros de dossier et références. Ces éléments sont faciles à survoler lors d’une lecture fluide.
Passe 4 : idiomaticité
Lisez la cible sans regarder la source. Les phrases doivent fonctionner naturellement dans la langue d’arrivée tout en conservant le niveau de précision exigé par le document.
Passe 5 : forme finale
Contrôlez ponctuation, espaces, tableaux, sauts de ligne, en-têtes, pagination et cohérence visuelle. Ouvrez enfin le fichier dans son format de livraison, car certaines anomalies n’apparaissent qu’après export.
Le bénéfice des passes séparées est simple : chaque lecture répond à une question précise et produit une preuve de contrôle plus claire.